Missive de la Grande Prêtresse des Bains d’Anaphore…
à son Honorable Excellence le Bouzim des territoires unis d’Alexandrin
Nous, Grande Prêtresse des Bains d’Anaphores,
avons appris avec grand intérêt la tenue annuelle
d’un concours de poésie à travers les territoires unis d’Alexandrin.
Nos peuples partagent un amour des livres et du papier,
nos peuples ont su se lier.
Ceci est plus qu’un échange de bons procédés,
Alexandrin remplit nos bibliothèques,
bibliothèques où bien malheureusement les ouvrages mollissent et pourrissent vite, alors, à nouveau, Alexandrin remplit nos bibliothèques et nous, Anaphore, nous remplissons votre pays de vapeur, que nous envoyons à travers de longs tuyaux, et qui vous donne lumière et chaleur dans vos études et vos ateliers.
Nos peuples se comprennent, nos peuples savent qu’il est bon de travailler main dans la main.
Aujourd’hui, nous, Grande Prêtresse des bains d’Anaphore sommes persuadée que cette union doit s’élever à un niveau supérieur, un niveau spirituel.
Nos peuples doivent se rapprocher,
nos peuples doivent se créer un bout d’âme commune ;
Nous, Grande Prêtresse des Bains d’Anaphore, avons lu dans les vapeurs divines qu’un concours de poésie entre nos deux pays serait de grande valeur pour l’avenir.
Qu’en pensez-vous, Honorable Excellence ?
© Emilie le Garben